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16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 15:08

 

Et alleeeeeeeeeez… Si mamie Nicole commence à faire la critique de cinoche, on n’est pas sorti(e) de l’auberge, mais bon…

 

J’ai vu La Comtesse, hier soir. Pas celle des chaussettes, non, celle-là est archiduchesse, mais la Comtesse Báthory, vous savez, là, cette noble dame d’Europe centrale qui, à l’orée du XVIIe siècle, partit en quête de « sa pierre philosophale », son désir fou d’éternelle jeunesse, et fit à cet escient vider de leur sang toutes les vierges de la contrée. Mazette. Wikimachin nous dit que nenni, nulle fiction, Elizabeth Báthory a bien existé et que « sa vie son œuvre », si vous me passez l’expression, se sont bien peu ou prou déroulées telles que le film nous les conte mais nous savons tou(te)s – et cela nous est d’ailleurs rappelé tant en prologue qu’en épilogue – que « L’Histoire est une fable fabriquée par les vainqueurs ».

 

Quoi qu’il en soit, il est difficile de ne pas rapprocher le parcours d’Elisabeth Báthory de celui de Gilles de Retz (ou de Rais, chipotez pas, c’est le même) tant les tenants et aboutissants semblent similaires. Des dettes à foison, une obsession qui les ronge (le coup du plomb et de l’or pour l’un, la « jouvencitude » pour l’autre), des bons conseilleurs et fournisseurs qui s’en mettent plein les fouilles au passage et hop, la barbarie, la barbarie encouragée, la barbarie que la réputation enflera dès que le vent changera de côté – vous savez comment est l’être humain, après les guerres il n’y a que des résistants.

 

Bref, je ne vais pas faire appel, c’est trop tard, Elisabeth est morte depuis belle lurette et puis oui, même si elle fut prise dans un engrenage elle est coupable, bien sûr. Julie Delpy, réalisatrice et magnifique interprète du rôle-titre nous sert là un film très réussi, je trouve, « tant techniquement qu’émotionnellement » (pffffff… Quand ils disent une phrase comme ça sur Télérama ça fait pro, quand moi je la dis ça fait pétasse, j’en ai marre), en tout cas un film tout en nuance, soulignant bien le fait que les vérités ne sont jamais constituées de bois brut.

 

Voilà voilà voilà.

 

 

Tu-vas-rire-j-ai-encore-oublie-le-Viandox.jpg

 

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Publié par Nicole Garreau - dans Diogène de Cinoche
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commentaires

Kashima 18/03/2011 19:13



Bonne critique!



Nicole Garreau 18/03/2011 20:11



Merci beaucoup Kashima -- je n'oublie pas que c'est grâce à toi si j'ai pu la faire. Tu l'avais déjà lue ailleurs mais que veux-tu, il me faut aussi penser à mes centaines de millions de lecteurs !



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