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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 14:28

 

Quand on veut vendre ce qui ne nous appartient pas on dit que les fonctionnaires sont des feignant(e)s ;

quand on veut fourguer des assurances on dit que la Sécu a un trou ;

quand on veut chouraver le pétrole aux Arabes on dit qu'ils ont des armes de destruction massive ;

quand on veut faire piquer son chien on dit qu'il a la rage ;

quand on ne sait plus quoi dire on dit que ce sont les Romanichels ;

 

QUAND ON NE VEUT PAS QUE SES ENFANTS POURRISSENT TROP VITE ON ACHÈTE UN CONGÉLATEUR.http://i73.servimg.com/u/f73/12/68/13/71/mais_u10.jpg

Publié par Nicole Garreau - dans Le monde selon Mamie Nicole
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9 février 2013 6 09 /02 /février /2013 15:51

 

Où Yasmina prit soudainement conscience qu’étant femme, communiste, lesbienne, pauvre et transgenre, sa vie n’allait peut-être pas être si facile.

 

 

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http://i71.servimg.com/u/f71/12/68/13/71/ca_aur10.png

Publié par Nicole Garreau - dans Le monde selon Mamie Nicole
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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 12:14

 

« Tu vois en fait, ceux du premier monde ne disent rien parce qu’ils ne connaissent même pas les deux autres, ceux du deuxième ne disent rien parce qu’ils ont peur d’être rétrogradés dans le troisième, et ceux du troisième ne disent rien parce que de toute manière personne ne les écoute.

— Et toi, Tantine, tu fais partie desquels ?

— Euh... Nous, les prolétaires, nous sommes dans le deuxième monde et demi.

— Je croyais qu’il n’y avait que trois possibilités ?

— Bon, maintenant ça suffit ou je t'interdis aussi de piquer dans la poubelle. »

Publié par Nicole Garreau - dans Le monde selon Mamie Nicole
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11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 16:58

 

[...] « Oui Albertine, comme tu le dis si bien un peu plus haut, « Nous travaillons AUSSI ». Alors au nom de quelle supercherie, puisque nous travaillons tout(te)s et sommes donc tou(te)s des rouages « utiles » de cette Société, ne bénéficierions-nous pas des mêmes salaires ? Au nom de quel arbitraire si ce n’est celui de satisfaire une ou des classe(s) sociale(s) en le confortant dans la masturbatoire illusion qu’elle(s) « vaut » (« valent ») plus que telle ou telle autre ? Au nom de quel tour de passe-passe « intellectuel » décrète-t-on que le c*****d de la couverture de Libé a plus le droit de vivre qu’une enseignante, qui elle-même l’a plus qu’une pompiste, qui elle-même l’a plus que la caissière de chez Leclerc ? Qui décrète cette hiérarchisation des individus et pourquoi ? Je ne vais pas faire de parallèle douteux mais ce classement de l’humanité en « méritants » et « non méritants » me donne une sacrée envie de donner raison à la Loi de Godwin.

Aaaaaaaaah, bien sûr, il y a l’argument récurrent, l’argument marronnier, l’argument passe-partout que d’aucun(e)s ressortent de leur lampe d’Aladin, l’argument fallacieux de la suffisance méritocratique : « j’ai fait des études », « j’ai des responsabilités », « je n’ai pas fait tout ça pour me retrouver à crever la dalle ». Mais justement ! Quand on a eu la chance de pouvoir faire des études — et que l’on a donc plus de chance de pouvoir exercer un travail gratifiant ou du moins dans lequel l’épanouissement est plus facile à trouver — de quel droit y serait-on EN PLUS mieux rémunéré(e) ? Double-peine d’un côté (ignorance + travail ingrat et sous-payé), double-privilège de l’autre (culture + travail valorisant normalement rémunéré) ? C’est socialiste, ça ? Et l’ouvrier, sa vie il l’a vécue dans l’espoir de la crever, lui, la dalle ?

Si on veut maintenir cet arbitraire monstrueux des inégalités salariales, le mépris qu’elles entretiennent et les joies du heurt des classes sociales les unes contre les autres (ce qui semble effectivement être un des principes-moteurs de ce monde de c**s), alors pourquoi ce ne sont pas les ouvriers les mieux payés ? Ceux qui n’ont pas eu le bonheur de faire des études, ceux que l’on colle dans des uniformes, que l’on fait travailler la nuit, qui soulèvent quotidiennement des tonnes de marchandises à bout de bras, à qui on bousille les mains, les yeux, le dos, le sommeil, la vie ? Qui, lorsqu’ils parviennent à soixante ans sont usés PHYSIQUEMENT USÉS jusqu’à la moelle et n’ont au mieux plus guère que cinq ou dix ans d’espérance de vie ? Dans une méritocratie qui essaierait d’être au moins un peu cohérente ce seraient eux qui, pour compenser ces vies délibérément fichues en l’air, seraient les mieux payés.

Quoi ? « La responsabilité » ? Parce qu’un type qui construit et installe à la chaine les freins de ta bagnole a moins de responsabilités que celle qui corrige des devoirs d’élèves ? Parce qu’une nana qui tient seule une station-service, la nuit, est moins responsable ou impliquée dans la marche du monde que le type qui aboie dans un bureau ?

Foutaises, maintien arbitraire des inégalités, distributions de « bons » et de « mauvais » points aux « bons » et aux « mauvais » citoyens (avec l’illusion entretenue d’être soi, bien sûr, du côté des « bons »), la voilà la méritocratie imbécile et assassine.

Donc lorsque je serai dictateuse de la République TOUT LE MONDE aura les mêmes émoluments, du balayeur à l’enseignant(e), du maçon à la dictateuse elle-même. Et pour finir en citant (de mémoire) Finkielkraut, qui n’est pas réputé pour être un dangereux bolchevique, « la question n’est pas d’être des égaux, la question est de vivre en égaux ».

Dont acte. »

 

 


 

N.D.L.A. Cette petite diatribe de votre serviteuse est extraite d'une « conversation Facebook » à laquelle elle participa. Le prénom de l'interlocutrice a bien sûr été changé, tout le monde sait que de nos jours les Albertine ont disparu...

Publié par Nicole Garreau - dans Le monde selon Mamie Nicole
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25 novembre 2011 5 25 /11 /novembre /2011 15:47

 

Aujourd'hui 25 novembre est un grand jour.

 

C'est, simultanément, la journée internationale de lutte contre les violences faite aux femmes et la journée mondiale du jeu vidéo.

 

Les choses sont hélas mal organisées puisqu'il s'en est fallu de quelques jours pour que ça coïncide également avec la dépénalisation des violences domestiques, mettant ainsi fin à un privilège éhonté dont usaient et abusaient nos sœurs kansanes dans le seul but de nuire à leurs maris.

Publié par Nicole Garreau - dans Le monde selon Mamie Nicole
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